Comme notre service interactif le prouve, l’Etat poursuit le déploiement massif des radars automatiques. Voici un récapitulatif des amendes et retraits de points encourus pour chaque excès de vitesse.
Moins de 20 km/h (hors agglomération) : 1 point + 68 euros d’amende forfaitaire, 45 euros si payée dans les 3 jours *.
Moins de 20 km/h (en agglomération) : 1 point + 135 euros d’amende forfaitaire, 90 euros si payée dans les 3 jours *.
Entre 20 et 29 km/h (en et hors agglomération) : 2 points + 135 euros d’amende forfaitaire, 90 euros si payée dans les 3 jours *.
Entre 30 et 39 km/h (en et hors agglomération) : 3 points + 135 euros d’amende forfaitaire, 90 euros si payée dans les 3 jours *.
Entre 40 et 49 km/h (en et hors agglomération) : 4 points + 135 euros d’amende forfaitaire, 90 euros si payée dans les 3 jours *.
Plus de 50 km/h (en et hors agglomération) : retrait immédiat du permis + 6 points + convocation devant le tribunal (jusqu'à 1 500 euros d’amende et 3 ans de suspension).
L’amende forfaitaire majorée qui s’applique si le règlement n’a pas été effectué dans les 45 jours s’élève à 375 euros. Sauf dans le cas d’un excès de moins de 20 km/h hors agglomération, l’amende forfaitaire étant alors de 180 euros.
* Un délai de 15 jours s'applique uniquement si l'avis de contravention a été envoyé (par courrier) à l'intéressé, dans le cas d’un radar automatique. Art 529-1 du code de procédure pénale.
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Si certaines associations automobiles ne s’étaient pas opposées dans un premier temps à l’éventualité d’une prochaine suppression des panneaux indiquant l’emplacement des radars automatiques, l’Automobile Club s’est clairement indigné ...
L’organisme rappelle ainsi le principe de transparence qui était soutenu par Nicolas Sarkozy lors de son mandat au Ministère de l’Intérieur. Ce dernier insistait même sur sa volonté de ne pas vouloir donner aux usagers le sentiment de « se faire piéger » par les radars automatiques. Ce projet, qui n’en est pas officiellement un pour l’instant, va donc à l’encontre des principes qui motivaient à l’époque l’installation des cabines radars, à savoir la volonté d’une prise de conscience collective des automobilistes et d’un changement des mentalités par la pédagogie et l’information. Le gouvernement devrait préciser assez rapidement si sa politique de sécurité routière s’apprête à prendre un autre tournant.